Vendredi 6 juin 2014
Pollueur payeur
Nous l'évoquions, il y a peu de temps (voir ci-dessous lundi 3 mars 2014).
Cette partie du ruisseau encombrée de pneus, pièces d'épaves
automobiles et autres bâches, témoigne du comportement peu vertueux
d'entrepreneurs aveugles qui se soucient fort peu des dommages infligés à la nature.
Par bonheur la justice réagit et condamne ! Conséquence des nombreuses plaintes de CAREPA qui n'ont donc pas eu
comme seule retombée l'exaspération des représentants de la force
publique tenus d'enregistrer nos doléances, le jugement est prononcé,
les articles du Télégramme et d'Ouest France le relatent. CAREPA, qui a été la seule association sollicitée par le Procureur de la République pour se porter partie civile, a dû demander à Eau et Rivières de Bretagne de
le faire à sa place. En effet, les faits reprochés à l'entreprise
Fornes dataient de 2010, juste avant la création officielle de CAREPA.
La défense du Quinquis était assurée auparavant par un collectif animé, pour l'essentiel, par les membres fondateurs de l'association CAREPA.
Il est à noter cependant que notre président Youenn
Henry, bien que n'étant pas partie civile, a été autorisé à s'exprimer
à l'audience, ce qui montre que CAREPA est pris au sérieux.
Lundi 3 mars 2014
Ça
aurait pu être une très belle balade...
...
ce fut un cauchemar.
Vue
aérienne
de la zone.
Le tracé bleu figure le cheminement du ruisseau.
En
remontant
le ruisseau,
depuis Kerc'hoat jusqu'à Menez-Prat, les mauvaises surprises
s'accumulent :
- Des carcasses et débris de voitures
glissent vers le ruisseau.
- Pneus, bâches et débris divers
encombrent le lit.
- Des effluents
suspects sourdent et se
mélangent à l'eau du Quinquis.
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Vendredi
28 février 2014, communiqué de
presse.
Depuis le
début
octobre, les employés de la SAUR essaient de remédier aux
dysfonctionnements répétés et à l’inefficacité du poste de relevage du
Quinquis lors d’épisodes pluvieux prolongés. Le paisible chemin du
Quinquis voit régulièrement défiler une véritable
noria de
camions-citernes qui pompent le mélange d’eaux usées et d’eau de pluie,
l’injectent dans le réseau gravitaire à Kéradenec pour parvenir, après
un passage sous l’Odet, à la station d’épuration du Corniguel dont le
rôle consiste à traiter uniquement les eaux usées et non les eaux de
pluie !.
A ce problème de
poste de relevage mal conçu vient s’ajouter la vétusté d’un réseau qui
doit absorber des quantités croissantes d’eaux usées. Dès 2005, dans un
rapport de la SAFEGE, diligenté par la Ville, le réseau était déclaré «
à bout de souffle » ! La canalisation enfouie dans le lit du Quinquis
date de 1976 et, depuis, la zone industrielle et l’urbanisation ont
généré un afflux d’eaux usées. CAREPA a toujours affirmé que ce
réseau n’était pas étanche et qu’il y avait interpénétration entre eaux
usées et eaux pluviales. Un nouvel évènement, malheureusement
prévisible, vient de se produire. Après plusieurs jours de recherche,
une fuite (est-ce d’ailleurs la seule ?) vient d’être décelée en amont
du poste de relevage. CAREPA qui observe une sorte de
vigilance
citoyenne a pris des photos et a pu constater des pollutions. Des
travaux importants sont en cours. Comme nous l’avons déjà dit, il
s’agit, une fois encore de « rustines » coûteuses pour la collectivité.
Ce
problème de
salubrité publique doit être pris à bras le corps. CAREPA a demandé aux
élus de se prononcer. Il rappelle qu’il réclame, depuis 2009, la tenue
d’une table ronde à la Ville et à la Préfecture
pour définir un schéma
directeur de ce bassin versant. CAREPA envisage de déposer une nouvelle
plainte contre l’autorité communautaire responsable qui a obligation de
résultat.
Lundi 24 février 2014, prairie de Kerc'hoat.
Ce
weekend, nouvel épisode funeste dans la vie du ruisseau.
Le parcours du
réseau d'eaux usées, l'amenant à jouxter celui du ruisseau et allant
même jusqu'à s'enfouir dans son lit, ajouté à sa vétusté maintes
fois
dénoncée, tout cela a abouti à un défaut majeur d'étanchéité.
La canalisation enfouie
laisse échapper les fluides provenant des industries en amont (Zone du
Guélen) qui se répandent dans le sol et aboutissent dans le ruisseau.
Cela se traduit par une eau de couleur grisâtre, générant par émulsion
des mousses et une pâte nauséabondes.
Par ailleurs,
l'eau du
ruisseau et / ou celles de ruissellement pénètrent dans les conduits du
réseau d'eaux usées, augmentant considérablement le volume des fluides
brassés par la station de refoulement. La station est saturée et durant
tout ce weekend une noria de camions - pompes s'est employée à prélever
ces excédents pour les réinjecter dans le réseau gravitaire à Kéradénec
d'où ils rejoignent la station d'épuration du Corniguel.
Lundi une fuite sur le
réseau est détectée au niveau d'un regard situé
au bord du ruisseau à Kerc'hoat. En urgence un trou est creusé, les fluides
sont pompés et un "sarcophage" de ciment est coulé, emprisonnant le
conduit en défaut.
Dans cette
même zone une
opération plus lourde est entreprise pour, in fine, isoler un segmentd
id="coins"u réseau (une dizaine de mètres...) Elle se déroulera du
mardi 25 au
jeudi 27 février. Un nouveau conduit est installé, en parallèle à
l'ancien et en attente d'être connecté. L'opération de connexion est
prévue pour le samedi 1er mars, les rejets provenant des industries en
amont étant réduits.
Bilan écologique, bilan économique ...
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4 février 2014
débordements
à répétitions au Quinquis, jusqu’à quand ?
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L’association
Citoyenneté Active
pour le Retour à l’Eau Pure et l’Assainissement du Quinquis (CAREPA),
avait
mené une action, le 8 novembre 2013, un mois après un débordement
d'eaux
polluées de la station de relevage du Quinquis, et avait porté plainte
auprès
du Procureur de la République, qui, bien que les faits étaient
avérés :
pollution évidente et la cause connue, avait classé l’affaire sans
suite.
Ce
qui devait se reproduire est
bien sûr arrivé : le poste de relevage s’est trouvé quatre fois à
saturation en une semaine !
La SAUR, en charge de la gestion
de l’assainissement, constatant que les pompes étaient dans
l’incapacité de
refouler la totalité des eaux usées, a dû mettre en place une noria de
camions
citernes. Hormis les conséquences désastreuses de ces
dysfonctionnements pour
l’environnement, par qui sera supporté le coût des allers-retours de
ces
navettes ? Et quid de
l’empreinte carbone ainsi générée ?
Il semble bien, comme cela avait déjà été
relevé dans un rapport effectué pour le compte de
VEOLIA, que
la
séparation des eaux pluviales et les eaux usées ne soit pas totalement
assurée.
Cela démontre une fois encore que cette installation a été mal
conçue ; qu’elle
n’est pas située au bon endroit. De plus, le collecteur d’eaux usées,
qui est
obsolète et enfoui dans le lit du ruisseau, sur une longueur de deux
kilomètres, doit être remplacé et écarté du cours d’eau. (Voir le rapport de la SAFEGE, datant de ... 2009 !)
Cela ne peut plus durer, c’est
une question de salubrité publique.
Rappelons que la conception des
infrastructures et des équipements, tout comme leur renouvellement
partiel ou
total en cas de dysfonctionnement, est à la charge de la communauté
d’agglomération. La responsabilité de son Président, quel qu’il soit,
est d'’autant plus engagée que ce problème est posé depuis
trois mandats
municipaux.
Nous demandons dans l’urgence un
entretien avec le Président de Quimper communauté, ou son représentant,
visant
à programmer des actions susceptibles de résoudre enfin ce problème. À
cette
occasion, nous espérons obtenir les documents promis en octobre
dernier :
- les
résultats d’analyse des eaux polluées ;
- le rapport
de la SAUR
sur les
causes des dysfonctionnements du 3 octobre 2013 ;
- le rapport
d'’inspection sur les réseaux d’eaux pluviales se déversant
dans le
Quinquis.
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Vendredi
8 novembre 2013
En fin de matinée CAREPA soutient Didier Le Page
qui conduit la tonne à eau et ses 8000 litres d'un mélange eaux usées /
eau
du ruisseau, prélevé le 3 octobre lors de du dysfonctionnement majeur
de la station de relevage. Le
Conseil Municipal de Quimper siègeant ce même jour, nous offrons
quelques bouteille de la "Crue 2013" aux élus responsables du dossier.
> Documents (photos, presse, lettre aux élus)
Jeudi 3 octobre :
Nouvelle
pollution du ruisseau !
Non, ça n'est pas
la "scoumoune", pour paraphraser un élu commentant l'incident, nous le
dénonçons encore une fois : Les pouvoirs publics refusent de
solutionner définitivement le problème des eaux usées et des eaux
pluviales.
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