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Vendredi 28 février 2014, communiqué de presse.
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Depuis le début
octobre, les employés de la SAUR essaient de remédier aux
dysfonctionnements répétés et à l’inefficacité du poste de relevage du
Quinquis lors d’épisodes pluvieux prolongés. Le paisible chemin du
Quinquis voit régulièrement défiler une véritable noria de
camions-citernes qui pompent le mélange d’eaux usées et d’eau de pluie,
l’injectent dans le réseau gravitaire à Kéradenec pour parvenir, après
un passage sous l’Odet, à la station d’épuration du Corniguel dont le
rôle consiste à traiter uniquement les eaux usées et non les eaux de
pluie !.
A ce problème de
poste de relevage mal conçu vient s’ajouter la vétusté d’un réseau qui
doit absorber des quantités croissantes d’eaux usées. Dès 2005, dans un
rapport de la SAFEGE, diligenté par la Ville, le réseau était déclaré «
à bout de souffle » ! La canalisation enfouie dans le lit du Quinquis
date de 1976 et, depuis, la zone industrielle et l’urbanisation ont
généré un afflux d’eaux usées. CAREPA a toujours affirmé que ce
réseau n’était pas étanche et qu’il y avait interpénétration entre eaux
usées et eaux pluviales. Un nouvel évènement, malheureusement
prévisible, vient de se produire. Après plusieurs jours de recherche,
une fuite (est-ce d’ailleurs la seule ?) vient d’être décelée en amont
du poste de relevage. CAREPA qui observe une sorte de vigilance
citoyenne a pris des photos et a pu constater des pollutions. Des
travaux importants sont en cours. Comme nous l’avons déjà dit, il
s’agit, une fois encore de « rustines » coûteuses pour la collectivité.
Ce problème de
salubrité publique doit être pris à bras le corps. CAREPA a demandé aux
élus de se prononcer. Il rappelle qu’il réclame, depuis 2009, la tenue
d’une table ronde à la Ville et à la Préfecture pour définir un schéma
directeur de ce bassin versant. CAREPA envisage de déposer une nouvelle
plainte contre l’autorité communautaire responsable qui a obligation de
résultat.
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Lundi 24 février 2014, prairie de Kerc'hoat. |
Ce weekend, nouvel épisode funeste dans la vie du ruisseau.
Le parcours du
réseau d'eaux usées, l'amenant à jouxter celui du ruisseau et allant
même jusqu'à s'enfouir dans son lit, ajouté à sa vétusté maintes fois
dénoncée, tout cela a abouti à un défaut majeur d'étanchéité.
La canalisation enfouie
laisse échapper les fluides provenant des industries en amont (Zone du
Guélen) qui se répandent dans le sol et aboutissent dans le ruisseau.
Cela se traduit par une eau de couleur grisâtre, générant par émulsion
des mousses et une pâte nauséabondes.
Par ailleurs, l'eau du
ruisseau et / ou celles de ruissellement pénètrent dans les conduits du
réseau d'eaux usées, augmentant considérablement le volume des fluides
brassés par la station de refoulement. La station est saturée et durant
tout ce weekend une noria de camions - pompes s'est employée à prélever
ces excédents pour les réinjecter dans le réseau gravitaire à Kéradénec
d'où ils rejoignent la station d'épuration du Corniguel.
Lundi une fuite sur le réseau est détectée au niveau d'un regard situé au bord du ruisseau à Kerc'hoat. En urgence un trou est creusé, les fluides sont pompés et un "sarcophage" de ciment est coulé, emprisonnant le conduit en défaut.
Dans cette même zone une
opération plus lourde est entreprise pour, in fine, isoler un segment
du réseau (une dizaine de mètres...) Elle se déroulera du mardi 25 au
jeudi 27 février. Un nouveau conduit est installé, en parallèle à
l'ancien et en attente d'être connecté. L'opération de connexion est
prévue pour le samedi 1er mars, les rejets provenant des industries en
amont étant réduits.
Bilan écologique, bilan économique ... |
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Débordements
à répétitions au Quinquis, jusqu’à quand ?
L’association
Citoyenneté Active
pour le Retour à l’Eau Pure et l’Assainissement du Quinquis (CAREPA),
avait
mené une action, le 8 novembre 2013, un mois après un débordement
d’eaux
polluées de la station de relevage du Quinquis, et avait porté plainte
auprès
du Procureur de la République, qui, bien que les faits étaient
avérés :
pollution évidente et la cause connue, avait classé l’affaire sans
suite.
Ce
qui devait se reproduire est
bien sûr arrivé : le poste de relevage s’est trouvé quatre fois à
saturation en une semaine !
La SAUR, en charge de la gestion
de l’assainissement, constatant que les pompes étaient dans
l’incapacité de
refouler la totalité des eaux usées, a dû mettre en place une noria de
camions
citernes. Hormis les conséquences désastreuses de ces
dysfonctionnements pour
l’environnement, par qui sera supporté le coût des allers-retours de
ces
navettes ? Et quid de
l’empreinte carbone ainsi générée ?
Il semble bien, comme cela avait
déjà été relevé dans un rapport effectué pour le compte de VEOLIA, que
la
séparation des eaux pluviales et les eaux usées ne soit pas totalement
assurée.
Cela démontre une fois encore que cette installation a été mal
conçue ; qu’elle
n’est pas située au bon endroit. De plus, le collecteur d’eaux usées,
qui est
obsolète et enfoui dans le lit du ruisseau, sur une longueur de deux
kilomètres, doit être remplacé et écarté du cours d’eau. (Voir le rapport de la SAFEGE, datant de ... 2009 !)
Cela ne peut plus durer, c’est
une question de salubrité publique.
Rappelons que la conception des
infrastructures et des équipements, tout comme leur renouvellement
partiel ou
total en cas de dysfonctionnement, est à la charge de la communauté
d’agglomération. La responsabilité de son Président, quel qu’il soit,
est
d’autant plus engagée que ce problème est posé depuis trois mandats
municipaux.
Nous demandons dans l’urgence un
entretien avec le Président de Quimper communauté, ou son représentant,
visant
à programmer des actions susceptibles de résoudre enfin ce problème. À
cette
occasion, nous espérons obtenir les documents promis en octobre
dernier :
- les
résultats d’analyse des eaux polluées ;
- le rapport
de la SAUR
sur les
causes des dysfonctionnements du 3 octobre 2013 ;
- le rapport
d’inspection sur les réseaux d’eaux pluviales se déversant dans le
Quinquis.
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