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Le Quinquis
prend sa
source au Grand-Guélen, près de la voie express (coin supérieur droit de la photo).
Il descend vers le sud-ouest dans la zone industrielle (en cours de
terrassement sur la photo), passe sous la route de Rosporden,
traverse la zone humide de Ménez-Prat
(balise rouge),
longe l'avenue du Morbihan vers
l'ouest, la franchit et poursuit son cours vers le sud jusqu'à l'étang
du
Lendu,
puis oblique vers le sud-ouest pour se jeter dans l'Anse de Toulven
sous le nom de "ruisseau du Lendu".
Un clic sur cette image vous dirigera vers Google Maps. Vous pourrez alors
zoomer, remplacer la vue satellite par un plan ou même l'afficher en 3D
si vous
acceptez d'installer le plugin
google earth.
La première partie du cours du Quinquis
n'est pas figurée sur le plan, mais vous pourrez le suivre à partir de
l'avenue du Morbihan jusqu'à
l'Anse de
Toulven, où il rejoint l'Odet. Maintenez le bouton gauche
de la souris appuyé
pour déplacer la carte à volonté. Le mieux est d'alterner les vues
"satellite" et "plan".
Le site de la
ville de
Quimper propose un ensemble cartographique qui permet de suivre le cours du Quinquis depuis sa source.
Cliquez sur l'image pour y accéder. Vous devrez alors indiquer le lieu
recherché. Tapez "Menez Prad" (avec
un "d"),
validez et vous verrez apparaître sur le plan le
tracé de la voie qui desservira la future zone industrielle. Si vous
passez en mode " vue aérienne",
vous constaterez que l'emprise de cette rue mord
dangereusement sur la zone humide et que le périmètre "vert" a déja
bien diminué par rapport à la vue "google" ci-dessus :
Passez
ensuite en mode " carte
IGN". L'affichage est
un peu capricieux et refuse certains niveaux de zoom. Déplacez le
curseur à gauche de l'écran vers le haut ou vers le bas pour faire
apparaître la carte. Vous y êtes
: Le ruisseau du Quinquis figure en
pointillé bleu depuis sa source, en haut à droite de l'extrait
ci-dessous.
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CODE DE L'ENVIRONNEMENT
Article L 211-1
( Version en vigueur au
14 juillet 2010 )
I. - Les dispositions
(...) du présent titre ont pour objet une gestion
équilibrée et durable de la ressource en eau ; cette gestion prend en
compte les adaptations nécessaires au changement climatique et vise à
assurer :
- La prévention des inondations et la préservation des
écosystèmes
aquatiques, des sites et des zones humides ; on
entend par zone humide
les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau
douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la
végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes
hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ;
- La protection des eaux et la lutte contre toute
pollution par
déversements, écoulements, rejets, dépôts directs ou indirects de
matières de toute nature et plus généralement par tout fait susceptible
de provoquer ou d'accroître la dégradation des eaux en modifiant leurs
caractéristiques physiques, chimiques, biologiques ou bactériologiques,
qu'il s'agisse des eaux superficielles, souterraines ou des eaux de la
mer dans la limite des eaux territoriales ;
- La restauration de la qualité de ces eaux et leur
régénération ;
- Le développement, la mobilisation, la création et la
protection de
la ressource en eau ;
- La valorisation de l'eau comme ressource économique
et, en
particulier, pour le développement de la production d'électricité
d'origine renouvelable ainsi que la répartition de cette ressource ;
- La promotion d'une utilisation efficace, économe et
durable de la
ressource en eau ;
- Le rétablissement de la continuité écologique au sein
des bassins
hydrographiques. (...)
II. - La gestion
équilibrée doit permettre en priorité de satisfaire
les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité
civile et de l'alimentation en eau potable de la population. Elle doit
également permettre de satisfaire ou concilier, lors des différents
usages, activités ou travaux, les exigences :
- De la vie biologique du milieu récepteur, et
spécialement de la
faune piscicole et conchylicole ;
- De la conservation et du libre écoulement des eaux et
de la
protection contre les inondations ;
- De l'agriculture, des pêches et des cultures marines,
de la pêche en
eau douce, de l'industrie, de la production d'énergie, en particulier
pour assurer la sécurité du système électrique, des transports, du
tourisme, de la protection des sites, des loisirs et des sports
nautiques ainsi que de toutes autres activités humaines légalement
exercées.
IMPORTANCE
Biodiversité
:Les zones humides sont véritablement le berceau de la diversité
biologique. La survie d''innombrables espèces dépend d'elles,
directement ou indirectement, et chaque zone humide qui disparaît ou se
trouve altérée par des désordres d'origine humaine entraîne la
disparition d'espèces animales et végétales.
Régulation
hydrologique : Les zones humides d'un bassin versant limitent
l'effet des crues en se gorgeant d'eau et en la restituant petit à
petit à la nappe phréatique et aux cours d'eau.
Épuration
naturelle : Le sol spongieux et les plantes hygrophiles qui
peuplent les zones humides stockent et transforment les matières
nutritives, empêchant la pollution de la nappe
phréatique et des eaux de surface utilisées pour la consommation
humaine.
FRAGILITÉ
Malheureusement, les zones humides sont sans doute les écosystèmes les
plus menacés par les activités humaines, qu'il s'agisse d'industrie ou
d'habitat. On estime que le XXe siècle a vu la disparition des deux
tiers d"entre elles en France. Quand elles ne sont pas purement et
simplement labourées pour faire place au bitume ou au béton, elles
subissent les effets dévastateurs de toute transformation violente du
terrain à proximité.
- L'imperméabilisation
des sols par bétonnage ou bitumage ( routes, parkings, bâtiments
) entraîne le ruissellement d'eaux de plus en plus polluées qui ne
peuvent plus s'infilter et rejoignent trop rapidement les zones basses
( vallées, marécages ...).
- Plus insidieuse, l'utilisation
d'engins de plus en plus puissants bouleverse la structure des
couches géologiques de surface et entraîne souvent une modification
invisible mais lourde de conséquences de la circulation de l'eau en
sous-sol.
PERTURBER LES QUELQUES
ZONES HUMIDES QUI SUBSISTENT,
DIRECTEMENT OU INDIRECTEMENT,
C'EST JOUER À L'APPRENTI
SORCIER.
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III. LA FLORE DE MENEZ-PRAT
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Quelles plantes trouve-t-on dans la zone humide de Ménez-Prat
? Quelles sont leurs caractéristiques ?
Pour commencer, quelques
plantes observées le 17 avril 2011 lors de la
fête à la ferme du Quinquis.

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Ache faux
cresson (Helosciadium nodiflorum)
On le confond parfois avec le cresson de fontaine. Son feuillage dégage
une légère odeur de céleri mais ne se consomme pas. Il n'est donc pas
cultivé
mais on l'utilise parfois en lagunage comme plante dépolluante.
isaisons
CRDP Besançon
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Blechne en épis
(Blechnum spicant)
La seule espèce européenne d'un groupe de fougères tropicales. Les
touffes peuvent atteindre 50 cm de hauteur et se rencontrent surtout
dans des lieux humides. Cette élégante fougère présente la
particularité d'avoir deux types de feuilles : Au centre, les
feuilles
fertiles dressées, et sur le pourtour des feuilles stériles. Elle n'est
pas vraiment rare dans le Finistère, mais c'est une espèce protégée
dans certains départements.
Visioflora
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Carex
(Carex)
Les carex sont des plantes de la famille des cypéracées. Il en existe
de très nombreuses espèces, très différentes par la taille. On le
rencontre souvent dans des lieux humides, dont bien entendu Menez Prat
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Herbe à Robert
(Geranium
Robertianum)
C'est un géranium vrai, contrairement aux "pélargoniums" faussement
appelés "géraniums". Il est très courant dans nos jardins, où il est
considéré comme une "mauvaise herbe". Il est vrai qu'il peut
proliférer, mais sa racine assez courte le rend très facile à arracher.
De plus, c'est une plante médicinale reconnue, astringente, diurétique
et tonique. On en tire une huile essentielle aux propriétés
antiseptiques.
isaisons
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Menthe aquatique
(Mentha aquatica)
Ainsi que son nom l'indique, cette menthe préfère les lieux humides.
Elle est très parfumée, plus douce cependant que la menthe poivrée, et
peut s'utiliser en infusion comme ses cousines.
À Menez Prat elle est omniprésente, formant des colonies importantes à
proximité du ruisseau.
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Morelle
douce-amère (Solanum
dulcamara)
La
douce-amère est une solanacée, comme les tomates et les pommes de
terre. C'est une belle plante vivace dont les tiges forment des lianes
qui deviennent ligneuses en vieillissant. Elle se plaît en zone humide,
mais on la trouve aussi dans nos jardins. Ses baies rouge vif
sont très toxiques.
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Osmonde royale
(Osmonda regalis)
C'est une magnifique fougère dont les frondes peuvent atteindre 2
mètres. Elle fait partie des plantes caractéristiques des zones humides
et se raréfie au fur et à mesure de la destruction de ses biotopes.
Elle bénéficie dans le Finistère du statut de plante protégée.
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Rumex (Rumex)
L'oseille et le kaol morc'h
sont les rumex les plus
connus. Sur le pourtour de Menez Prat on trouve de la petite oseille,
mais pas dans la zone humide elle-même où pousse une autre espèce de
rumex.
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Scolopendre
(Asplenium
scolopendrium)
Cette fougère est commune dans notre entourage. On la rencontre un peu
partout, mais elle préfère l'ombrage et les lieux humides. Elle
s'installe dans les creux de murs, à l''intérieur des puits et près des
mares et ruisseaux.
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Sibthorpie
d'Europe (Sibthorpia
europaea)
Il faut y regarder de près pour découvrir la sibthorpie, car ses
feuilles sont minuscules.
Cette petite plante tapissante se rencontre presque exclusivement en
Bretagne, où elle reste plutôt rare. Elle est protégée dans la plupart
des régions, dont notre voisine "Pays de Loire". Elle se développe en
atmosphère humide au bord de ruisseaux, comme à Menez Prat.
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